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La Ferrassie si importante,
si méconnue

Parmi les 40 squelettes néandertaliens dont nous disposons à ce jour, 9 ont été
retrouvés à Shanidar en Irak et 7 en France, à La Ferrassie. À eux deux, ces deux
sites ont donc livré 16 individus sur 40, soit 40% des spécimens. La Ferrassie est
donc le deuxième gisement au monde sur lequel se fonde notre connaissance de ces
hommes du passé. Pourtant le nom de "La Ferrassie" n'est pas connu du grand public.
La célébration en septembre 2009 du Centenaire de La Ferrassie a donné au grand
public l'occasion de faire le point sur la richesse de ce site et d'entrevoir les
perspectives de reprise des fouilles qui pourraient faire reculer conséquemment
les datations initiales. Alors, nous serions à même de voyager encore plus loin
dans le temps, jusqu'à cet instant où vécut la petite "famille" de la Ferrassie :
un homme, une femme et cinq enfants qui vécurent si ce n'est ensemble tout du moins
à la même période de l'histoire de ce peuple étonnant.
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« Pour
comprendre Lascaux il faut d’abord voir Bara-Bahau »

Le choc fut puissant, fracassant même, lorsque furent découvertes les imposantes
gravures de Bara-Bahau : un ours, un bison, un phallus, un renne, des chevaux,
des bouquetins, des aurochs et, de part et d’autre, des mains d’hommes gravées sur
des griffades d’ours. La main de l’homme avait retouché la trace de l’ours, après
que les artistes se soient faufilés en rampant à l’endroit même où il y a fort longtemps
hibernaient les ours. Bara-Bahau c’était pour les Buguois le fracas des gros blocs
de pierre éboulés dans la galerie, connue des grands et des petits qui adoraient
venir y jouer. Mais après que l’illustre explorateur Norbert Casteret, sorte de
héros à la Jules Verne affublé d’un look de cosmonaute des profondeurs, soit venu
sur place le 1er avril 1951 avec ses enfants Raoul et Maud, 25 et 23 ans, tout allait
changer.
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L’Âge de la première
pierre pour le P.I.P.

Il ne faut pas se leurrer, nous deviendrons nous aussi un peu préhistoriques, au
sens très anciens voire archaïques, dans quelques millions d’années. Alors que laisserons-nous ?
La preuve qu’en ce début de troisième millénaire, le souci de nos origines et l’envie
de protéger la nature ont pu faire bon ménage, avec une réflexion architecturale
raisonnée, tenant compte de la protection des écosystèmes et sachant se montrer
peu gourmande en énergie tout en mettant en œuvre nos techniques de construction
les plus abouties. Un challenge qui va se courir toute cette année aux Eyzies, sur
les bords de la Beune, sous le regard complice des salamandres noires marbrées de
jaune qui attendent avec impatience de voir flotter au dessus d’elles le futur ruban
de lumière qu’on leur a tant vanté.
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TROIS HOMMES ET UN COUSIN
Centenaire de la découverte de l’Homme de la Chapelle-aux-Saints

Le plus petit village de Corrèze vient de célébrer le plus grandiose des centenaires
pour honorer le plus illustre des Néandertaliens : l’Homme de la Chapelle-aux-Saints,
celui grâce auquel tous les siens purent rallier la grande famille de l’humanité,
après bien des grincements de dents, il est vrai. Il fut en effet découvert enterré
par ses congénères, il y a environ 45 000 ans. Or seuls les hommes enterrent
leurs morts. Il fallut donc oublier l’étiquette de grand singe qu’on lui avait jusqu’alors
attribuée. Il reste, cent ans plus tard, un personnage clef dans l’histoire de la
préhistoire et dans le chemin à rebours vers nos origines. Il n’a pas à ce jour
le statut d’ancêtre mais celui de cousin qui aurait avec nous un ancêtre commun.
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Depuis 450 000 ans les hommes vivent en Périgord.
Enquête sur nos ancêtres...
Suspense préhistorique garanti.
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